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PETITS RUMINANTS

La santé des petits ruminants est un enjeu pour notre pays, l’Europe et beaucoup de pays émergents. Nous élaborons des solutions de prévention et de traitement des pathologies spécifiques des ovins et des caprins. Chez MSD Santé Animale, nous partageons informations, compétences et outils afin d’améliorer la profitabilité des filières petits ruminants.

Le Niveau D’apport De Protéines Digestives Non Dégradables Distribué Aux Brebis En Fin De Gestation Influence T’il  Les Performances Et La Réponse Immunitaire De Leurs Agneaux Aux Nématodes Gastro-intestinaux ?

Le niveau d’apport de protéines digestives non dégradables distribué aux brebis en fin de gestation influence t’il les performances et la réponse immunitaire de leurs agneaux aux nématodes gastro-intestinaux ?

Résumé de l’article “Can the amount of digestible undegraded protein offered to ewes during late pregnancy affect the performance and immune response of their offspring to gastrointestinal nematodes?” SEBASTIANO and al. Vet Parasitol., 2017, (2017): 42–50.

La nutrition maternelle durant la gestation a un impact majeur sur le développement fœtal, avec des effets substantiels sur les performances postnatales. C’est pourquoi, les auteurs de cette étude ont émis l’hypothèse que le niveau d’ingestion de protéines non dégradables (PDIA) des brebis en fin de gestation puisse influencer l’efficacité de la réponse immunitaire des agneaux lors des infestations par les nématodes gastro-intestinaux au printemps et donc les performances de croissance des agneaux. Ils ont mis en place une étude visant à confirmer ou infirmer cette hypothèse.

Pour ce faire, ils ont répartis aléatoirement 85 brebis gestantes de 2 ou 3 agneaux en 4 groupes, pour leurs 6 dernières semaines de gestation. Les brebis étaient en bergerie depuis la mi-gestation. Les régimes alimentaires testés étaient sur une base ensilage, avec un complément d’un des deux concentrés retenus pour l’étude, iso-énergétiques et iso-protéiques, mais différents sur leur concentration en PDIA, avec un niveau bas ou haut de distribution de concentré (18 à 30 kg et 24 à 35 kg pour des brebis avec 2 ou 3 agneaux respectivement). Les brebis agnelant de 3 agneaux en ont eu un retiré à la naissance de façon à ce que toutes les brebis soient avec 2 agneaux pour leur sortie en pâture, celle-ci intervenant dans les 3 jours post mise-bas. Le système de pâturage retenu s’appuyait sur une rotation en 5 paddocks.

Tous les agneaux ont été abattus après 29 semaines. Des coproscopies et des dosages sériques en IgA et IgE spécifiques de Teladorsargia circumcincta ont été réalisés sur tous les agneaux, à différents moments, entre 10 semaines d’âge et l’arrivée à l’abattoir. Les performances des agneaux ont été collectées pour chaque individu (poids vif, gain de poids et poids de carcasse). Les populations de vers à l’abattoir ont été déterminées sur un échantillon de 12 agneaux issus des 4 groupes.

Il en ressort les éléments suivants :

  • aucune différence significative au niveau des agneaux des 4 groupes n’a été notée sur les critères suivants : nombres d’oeufs par g de fécès de Nematodirus , nombres d’oeufs par g de fécès d’autres stongles, concentrations sériques en IgA et IgE spécifiques de Teladorsargia circumcincta.
  • pas de différence au niveau des performances de poids et de croissance.

En conclusion, dans les conditions de cette étude, les auteurs statuent sur  un non effet du niveau d’ingestion de protéines non dégradables des brebis en fin de gestation sur la réponse immunitaire de leurs agneaux aux infestations gastro-intestinales, survenant lors du pâturage de parcelles infestées naturellement, et sur leurs performances de croissance.

 

GP FR/ORUM/0817/008

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