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AU CŒUR DU LAIT

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De Fortes Concentrations Cellulaires Et Des Variations Du TP Et Du TB Sont Associées à Une Dégradation De La Fertilité Des Vaches Laitières

De fortes concentrations cellulaires et des variations du TP et du TB sont associées à une dégradation de la fertilité des vaches laitières

Résumé Article “High somatic cell counts and changes in milk fat and protein contents around insemination are negatively associated with conception in dairy cows.”
Albaaj A., Foucras G., Raboisson D.
Theriogenology, 2017, (88):18-27.

L’objectif de cette étude mené en France était d’évaluer l’impact d’une mauvaise santé mammaire (évaluée par le biais des concentrations en cellules somatiques (CCS) autour de l’insémination artificielle (IA)) et de la cétose subclinique (évaluée par le biais du ratio TB/TP autour de l’IA) sur la fertilité des vaches.

Dans ce but, les auteurs ont utilisé des données issues du contrôle laitier sur la période 2008-2012. Pour chaque IA, la réussite était évaluée par la survenue d’un vêlage entre 265 et 295 jours après la dernière date d’IA connue. Le seuil de 200 000 cell/mL  a été retenu pour différencier les vaches considérées comme infectées ou du moins avec fortes (F) CCS ou non infectées (faible CCS) (f) et ce avant et après IA. Quatre trajectoires autour de l’IA étaient ainsi possibles : ff, fF, Ff et FF. Les analyses ont été menées en considérant dans un premier temps les données issues des contrôles survenant entre 40 jours et 40 jours après IA. Dans un deuxième temps, les contrôles survenant entre 40 et 80 jour avant et après IA ont également été inclus dans l’analyse. L’état de cétose subclinique était monitoré via le ratio TB/TP (avec plusieurs seuils: TP<30g/kg avant IA, TB>45 g/kg et TP<28 g/kg avant IA, TB/TP>1.5 avant IA). Un modèle de régression logistique multivarié quantifiant le risque relatif de dégradation du taux de conception a ensuite été mis en œuvre. Les données de presque 8 600 000 IA ont été incluses dans l’analyse.

Il en ressort les résultats principaux suivants :

  • Une augmentation des CCS autour du moment de l’IA de même que des CCS  élevées tout au long de la période autour de l’IA étaient associées à une dégradation de la fertilité (comme démontré dans de nombreuses études).
  • Selon le seuil retenu pour parler de cétose subclinique, l’effet négatif était plus ou moins marqué (baisse de 3 à 17% du taux de conception).
  • L’effet négatif d’une augmentation des CCS autour de l’IA était d’autant plus marquée qu’en parallèle un état de cétose subclinique était présent. La présence de cétose subclinique majore ainsi l’effet néfaste de CCs élevées sur la reproduction.
  • Qu’on se place au contrôle précédant et suivant l’IA (+/-40 jours) ou au contrôle n-1/n+1 (+/- 80 jours), les résultats étaient similaires.

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Risque relatif de conception (taux de gestation) associés à l’évolution des CCS autour de l’IA et selon les résultats TB et TP (tous les RR indiqués étaient significativement différents de la référence p <0.001)

En conclusion

Il ressort dans les conditions de cette étude que de fortes concentrations cellulaires autour du moment de l’IA sont associées à une dégradation de la fertilité. Si les mécanismes ne sont pas précisément connus, on suppose un rôle de l’inflammation et une perturbation des profils endocriniens. Cette dégradation est d’autant plus marquée que les vaches souffrent de déficit énergétique en début de lactation.

GP/FR/ORUM/0217/0024

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