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AU CŒUR DU LAIT

Au-delà des solutions apportées par ses médicaments, MSD Santé Animale accompagne la filière lait dans les domaines techniques, de la médecine collective et du développement de nouveaux services. Ce partenariat se concrétise Au Cœur Du Lait par la mise à disposition et le partage d’une revue régulière des actualités économiques et techniques.

Quel Est L’effet D’un Arrêt Brutal Ou Progressif De La Traite Sur La Production Et La Santé Mammaire ?

Quel est l’effet d’un arrêt brutal ou progressif de la traite sur la production et la santé mammaire ?

Résumé Article “Effect of gradual or abrupt cessation of milking at dry off on milk yield and somatic cell score in the subsequent lactation.” Gott P.N., Rajala-Schultz P.J., Schuenemann G.M., Proudfoot K.L., Hogan S. Journal of Dairy Science, 2016, (100): 2080-2089

L’objectif de cette étude menée aux USA était d’évaluer et de comparer l’effet d’un arrêt brutal de la traite vs un arrêt progressif sur la santé de la mamelle (principalement concentrations en cellules somatiques -CCS-) et sur la production laitière suivante.

Dans ce but, les auteurs ont comparé sur des vaches traites 2 à 3 fois par jour durant leur lactation 2 techniques de tarissement :

  • Soit arrêt brutal de la traite en fin de lactation
  • Soit tarissement progressif, qui consistait à réduire la semaine avant le tarissement la fréquence de traite des vaches à une fois par jour.

L’intégration des vaches dans le lot « tarissement brutal » ou dans le lot « tarissement progressif » a été faite en tenant compte des semaines de tarissement retenues (afin d’éviter un effet semaine).

Les données analysées provenaient de 428 vaches réparties dans 8 troupeaux laitiers de l’Ohio. La production laitière et les CCS étaient disponibles pour toutes les vaches. De plus, un prélèvement aseptique de lait pour analyse bactériologique était fait systématiquement 1 semaine avant le tarissement, le jour du tarissement et dans la semaine suivant le part afin de juger d’une éventuelle persistance d’une infection intra-mammaire.

Il en ressort les résultats principaux suivants :

  • 231 vaches ont été intégrées dans le lot « tarissement brutal » et 197 dans le lot « tarissement progressif », avec la moitié de vaches en seconde lactation, ¼ en troisième et ¼ en quatrième lactation, environ moitié de Jersiaises et moitié de Holstein. Les groupes étaient similaires en termes de santé mammaire et production et durée de tarissement (56-57 jours environ).
  • Comme attendu, les vaches avec une production laitière plus élevée au moment du tarissement ont des CCS significativement plus élevées que les autres.
  • Parité des vaches et stade de lactation au moment du tarissement influencent la production laitière de la lactation suivante et les CCS.
  • Globalement, dans cette étude, pas d’association entre la méthode de tarissement et la production laitière et les CCS de la lactation suivante. En revanche, l’interaction méthode d’arrêt de la traite et élevage a été hautement significative.
  • A noter une production laitière significativement diminuée lors de la nouvelle lactation (mesurée durant les 120 jours) en cas de période sèche raccourcie, notamment pour les vaches taries de façon brutale (-3.8kg/j pour les durées inférieures à 45j vs 65j et -1.3kg par rapport aux durées de 55-64 jours). (cf figure)

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En conclusion, il ressort dans les conditions de cette étude, que seule une production laitière élevée au moment du tarissement était néfaste pour la santé mammaire (risque de CCS élevés plus important). L’impact de la méthode de cessation de la traite était dépendant de l’élevage. Le niveau de production laitière au moment du tarissement est le plus important à essayer de contrôler pour réduire le risque de CCS élevées (seuil de 10 à 12kg recommandations NMC). Cette étude confirme la baisse significative de la production laitière lors de la nouvelle lactation en cas de période sèche raccourcie (<45j), notamment pour les vaches taries de façon brutale.

GP/FR/ORUM/0118/0001

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