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AU CŒUR DU LAIT

Au-delà des solutions apportées par ses médicaments, MSD Santé Animale accompagne la filière lait dans les domaines techniques, de la médecine collective et du développement de nouveaux services. Ce partenariat se concrétise avec Au Cœur Du Lait par la mise à disposition et le partage d’une revue régulière des actualités économiques et techniques.

Quels Sont Les Effets Des Formes Subcliniques De Paratuberculose ?

Quels sont les effets des formes subcliniques de paratuberculose ?

Résumé Article “Phenotypic effects of subclinical paratuberculosis in dairy cattle.” Pritchard T.C., Coffey M.P., Bond K.S., Hutchings M.R., Wall E. Journal of Dairy Science, 2016, (100) :679-690.

L’objectif de cette étude menée au Royaume-Uni était d’étudier les conséquences en terme de performance laitière, de santé et de fertilité des vaches selon leur statut sérologique vis-à-vis de l’infection par Mycobacterium avium paratuberculosis.

Dans ce but, les auteurs ont utilisé les données de plus de 58 000 vaches Holstein pour lesquelles les données de plus de 156 000 lactations étaient disponibles (première, deuxième et troisième lactation). Les vaches étaient ensuite classées en risque faible, modéré ou fort d’infection selon les résultats obtenus à au moins 4 tests sérologiques ELISA, pratiqués sur le lait des animaux (risque faible : tous les tests négatifs sauf éventuellement un mais le dernier connu négatif, risque fort : au moins 2 résultats consécutifs positifs, risque modéré : autres combinaisons).

Les variables d’intérêt étudiées ont été, selon le risque infectieux paratuberculose : production laitière, taux butyreux et protéique, mammites, concentrations en cellules somatiques, fertilité (IVV, non-retour à 56 jours, IVIA1 et nombre d’IA). Les impacts ont été mesurés à l’aide de modèles de régression linéaire.

Il en ressort les résultats principaux suivants :

  • Une production laitière plus faible des vaches à risque, et ce d’autant plus que ce risque soit important (surtout en lactation 2 et 3 comme attendu avec la sortie de latence progressive mais décelable dès la première lactation – cf tableau ci-après).

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  • Une baisse des TP de 1.3, 3.7 et 4.9% et de 1.4, 4 et 5.5% pour le TB respectivement pour les vaches en lactation 1, 2 et 3 lorsque appartenant à la catégorie « à haut risque », en comparaison de la catégorie (par rapport au faible risque).
  • Les CCS étaient plus élevées chez les vaches à risque modéré et fort, et ce d’autant plus qu’on avançait dans les lactations.
  • L’incidence de mammites sur les 3 lactations était de 19% pour les vaches à risque faible, 20% pour les vaches à risque modéré et 21% pour les vaches à risque fort.
  • Concernant la reproduction, comme déjà rapporté, l’effet n’est pas si marqué, voire absent ou contraire, comme ici avec le nombre d’IA inférieur chez les vaches à haut risque par rapport aux vaches à risque faible (probable écrêtage du bilan énergétique négatif du fait de la paratuberculose, limitant un impact sur la reprise de cyclicité). On note toutefois un allongement de l’IVIA1 de 1,4 jour au détriment du groupe à risque fort par rapport aux vaches à risque faible chez les primipares.

 

En conclusion, cette étude confirme l’impact négatif des formes subcliniques de la paratuberculose, avec un impact négatif sur la production et la qualité du lait, mais avec une absence d’effet notable sur la reproduction. Autant d’éléments qui devraient motiver les éleveurs à maitriser cette infection, et ne pas se contenter de se préoccuper seulement des formes cliniques.

GP FR/ORUM/1217/0111

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