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AU CŒUR DU LAIT

Au-delà des solutions apportées par ses médicaments, MSD Santé Animale accompagne la filière lait dans les domaines techniques, de la médecine collective et du développement de nouveaux services. Ce partenariat se concrétise Au Cœur Du Lait par la mise à disposition et le partage d’une revue régulière des actualités économiques et techniques.

La Survenue D’une Rétention Placentaire Est Précédée D’un état Inflammatoire Et De Déficit énergétique Chez La Vache Durant La Période Sèche

La survenue d’une rétention placentaire est précédée d’un état inflammatoire et de déficit énergétique chez la vache durant la période sèche

Résumé Article “Occurrence of retained placenta is preceded by an inflammatory stat and alterations of energy metabolism in transition dairy cows.” Dervishi E., Zhang G., Hailemariam D., Dunn S.W., Ametaj B.N. Journal of Animal Science and Biotechnology, 2016, (7): 26.

L’objectif de cette étude menée au Canada était de décrire les éventuelles modifications de différents paramètres sanguins durant la période sèche, associées à la survenue de rétention placentaire. Dans ce but, les auteurs ont sélectionné parmi 100 vaches 12 animaux, 6 « cas C » qui ont connu une rétention placentaire et 6 « témoins T » qui n’ont pas eu de rétention placentaire.

Les animaux faisaient l’objet de prélèvements sanguins réguliers, le matin à 7h00, avant distribution de la nourriture, toutes les semaines, entre 8 semaines avant le part et 8 semaines après le part. Les analyses ont été réalisées sur les prélèvements réalisés, 8 et 4 semaines avant le part, puis le jour du diagnostic de rétention placentaire ou dans les jours suivant le part, et puis 4 semaines plus tard. L’ensemble des données de production (quantité et taux) étaient disponibles. Sous l’hypothèse d’une éventuelle influence sur la survenue de rétention placentaire, sur chaque prélèvement sanguin étaient mesurés

  • Le lactate
  • Des marqueurs de déficit énergétique: AGNE, Betahydroxybutyrate (β-OH)
  • Des marqueurs de l’immunité et/ou de l’état inflammatoire : interleukines 1 et 6, TNF, Haptoglobine (Hp) et Sérum Amyloïd A (SAA)

Les auteurs ont ainsi décrit l’évolution et essayé de trouver les combinaisons les plus discriminantes.

Il en ressort les résultats principaux suivants :

  • Les vaches ayant eu une rétention placentaire avaient des taux plus importants, notamment en période sèche, pour de nombreux paramètres et ce, de façon significative  (tableau): lactate, marqueurs de l’immunité (IL1 et TNF notamment), de même que des marqueurs de l’inflammation
  • Les combinaisons les plus discriminantes étaient: TNF, lactate et Interleukine (1 à 8 semaines et 6 à 4 semaines avant part). La mesure du β -OH la semaine du diagnostic de non délivrance était également intéressante.
  • Ces résultats suggèrent ainsi des modifications de l’état inflammatoire bien en amont des vaches qui, in fine, feront une rétention placentaire

Evolution et comparaison de marqueurs entre Cas et Témoins autour du vêlage

En conclusion, il ressort, dans les conditions de cette étude que les vaches ayant présenté une rétention placentaire avaient, en comparaison à des vaches saines sans rétention placentaire, des concentrations plus marquées en différents paramètres en période sèche.

Ces marqueurs bien que non spécifiques de la rétention placentaire pourraient constituer des éléments à monitorer de façon fine pour pré-identifier d’éventuelles vaches à problème. Ces résultats confortent le rôle central de la bonne gestion de la période sèche pour la prévention des troubles du péri-partum.

FR/ORUM/0517/0051

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