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AU CŒUR DU LAIT

Au-delà des solutions apportées par ses médicaments, MSD Santé Animale accompagne la filière lait dans les domaines techniques, de la médecine collective et du développement de nouveaux services. Ce partenariat se concrétise Au Cœur Du Lait par la mise à disposition et le partage d’une revue régulière des actualités économiques et techniques.

Une revue bibliographique qui synthétise les effets d’un raccourcissement du tarissement de la vache laitière

L’objectif de cette revue bibliographique, réalisée par des chercheurs hollandais et tchèques, était de synthétiser les données publiées sur les effets d’une réduction de la durée du tarissement (durée alors ramenée à environ 28-35 jours) sur la production laitière, la balance énergétique des vaches, leur santé et leur fertilité, et ce, en comparaison d’une durée de tarissement classique (56-63 jours).

Quel effet sur la production laitière ?

En moyenne, sur la base des études sélectionnées, la production laitière lors de la lactation suivant le tarissement était inférieure d’environ1,4 kg/jour chez des vaches avec une période courte de tarissement (perte moyenne de 4,5% [-3,2 à 13,2% selon les études] par rapport à la production obtenue chez les vaches ayant une durée de tarissement conventionnelle. Par rapport aux vaches ayant une durée de période sèche conventionnelle, les vaches sans période de tarissement produisaient 5,9 kg/j de lait en moins, lors de la lactation suivant le vêlage (perte moyenne sur la lactation de 19,1%, [-9 à 29% selon les études]). Néanmoins, la plupart des études ne différencient pas cet impact selon la parité des animaux, alors qu’il semblerait que l’effet soit d’autant plus important que la vache est « jeune ». L’augmentation de la production laitière sur la lactation précédant ce tarissement a été étudiée dans seulement 4 études. Les résultats ne sont pas convergents. A l’inverse, réduire ou omettre la durée de tarissement est associé à une augmentation du taux protéique du lait (respectivement de 0,06 ou 0,25 points pour les vaches avec une durée de tarissement d’environ un mois et celles sans tarissement).

Quel effet sur le déficit énergétique ?

Du fait de la réduction ou de l’écrêtement de la production laitière, un déficit énergétique moindre pourrait être attendu. Si certaines études ont effectivement rapporté un moindre déficit énergétique (-0,7 à – 7,1 Mcal/j) lors de tarissement court ou absent, toutes les études ne convergent pas sur cette tendance. De la même manière, des études ont rapporté une note d’état corporel plus élevée ou moindre sur des vaches à tarissement raccourci ou absent. Aucun changement sur l’ingestion post-partum n’a été démontré; l’impact potentiel sur le déficit énergétique passerait donc par les modifications sur la production laitière.

Quel effet sur l’incidence des troubles de santé ?

Seules 7 études se sont intéressées à ce critère. On note seulement une tendance à un risque moindre de cétose sur les vaches avec tarissement court ou absent. En revanche, l’incidence des mammites, métrites, rétention placentaire et déplacement de caillette n’était pas modifiée.

Quel effet sur la qualité du colostrum et la santé du veau ?

La teneur en IgG du colostrum ne différait pas entre vaches à tarissement raccourci ou normal. Par contre la teneur en IgG des vaches sans tarissement était significativement plus basse. Aucune étude ne s’est en revanche intéressée à l’impact sur la santé des veaux.

Quel effet sur les performances de reproduction ?

Seules 7 études se sont intéressées à ce critère. Les vaches sans période de tarissement avaient un intervalle plus faible entre le vêlage et la reprise de l’activité lutéale. Réduire la période de tarissement n’a pas été associée à un taux de réussite supérieure en première IA, ou à une réduction de l’intervalle vêlage-insémination fécondante.

En conclusion

Il ressort de cette revue, basée sur l’analyse de 24 études randomisées que la réduction de la durée du tarissement (1 mois environ vs 2 mois environ) est associée lors de la lactation suivante à une réduction de la production laitière, à une  augmentation du taux protéique, et à une tendance à une réduction du risque de cétose. Certaines études isolées rapportent une diminution du déficit énergétique en début de lactation lors de réduction de la durée du tarissement. Cependant, les études sélectionnées ne rapportent aucun effet bénéfique sur l’incidence des troubles de santé ni sur la fertilité.

Référence :

Résumé Article “Effects of shortening the dry period of dairy cows on milk production, energy balance, health and fertility: A systematic review.”

van Knegsel A.T.M., van der Drift S.G.A., Cermakova J., Kemp B.

The Veterinary Journal, 2013, (198) : 707-713.

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