skip to Main Content
picto-lait

AU CŒUR DU LAIT

Au-delà des solutions apportées par ses médicaments, MSD Santé Animale accompagne la filière lait dans les domaines techniques, de la médecine collective et du développement de nouveaux services. Ce partenariat se concrétise avec Au Cœur Du Lait par la mise à disposition et le partage d’une revue régulière des actualités économiques et techniques.

Quels Sont La Prévalence, Les Facteurs De Risques Et L’effet Sur La Santé Mammaire Au Vêlage Des Différentes Espèces De SCN ?

Quels sont la prévalence, les facteurs de risques et l’effet sur la santé mammaire au vêlage des différentes espèces de SCN ?

Résumé Article “Intramammary infection with coagulase negative staphylococci at parturition: species specific prevalence, risk factors and effect on udder health.” De Visscher A., Piepers S., Haesebrouck F., De Vliegher S. Journal of Dairy Science, 2015, (99): 6457-6469.

L’objectif de cette étude menée en Belgique était de décrire la prévalence des différentes espèces de staphylocoques coagulase négative (SCN) des génisses et vaches fraiches vêlées et d’identifier, le cas échéant, des facteurs de risques spécifiques selon les espèces rencontrées et d’en mesurer leur impact sur la santé mammaire.

Dans ce but, les auteurs ont sélectionné par convenance 13 troupeaux laitiers flamands (moyenne de 57 vaches [30-95]). Au sein de ces troupeaux, 12 bovins (génisses prêtes à vêler ou vaches à terme) étaient sélectionnées (n=156, 53 génisses et 103 vaches), de façon aléatoire, en prenant en compte la répartition nullipares/pares dans le troupeau.

Dans les 4 jours suivant le part, les quartiers faisaient l’objet d’un prélèvement aseptique. La concentration en cellules somatiques (CCS) était mesurée sur chaque quartier. Une analyse bactériologique avec le cas échéant identification des espèces de SCN par PCR était menée sur les échantillons. Quatorze jours avant vêlage, un écouvillon de la peau des trayons (pour recherche de SCN) était fait ainsi qu’un scoring de l’apex. Une recherche de facteurs de risque (questionnaire) a été menée à l’échelle du troupeau, de la vache et du trayon, par espèces de SCN. Enfin, l’influence de l’espèce de SCN sur les profils en CCS a été décrite.

Il en ressort les résultats principaux suivants :

  • 26% des quartiers (n=163) étaient infectés par une espèce de SCN (tableau 1.)
  • Dans chaque élevage, entre 3 et 9 espèces étaient retrouvées, S. chromogenes étant le seul isolé dans tous les élevages, le plus souvent sur les génisses. Les SCN à réservoir plutôt environnemental étaient retrouvés aussi bien sur génisses que vaches
  • 74% des génisses (37% de leurs quartiers) étaient infectées contre 47% des vaches (20% de leurs quartiers).
  • Aucun facteur de risque à l’échelle troupeau n’a été identifié.
  • A l’échelle de l’animal, les quartiers de génisses avaient une probabilité plus grande (presque 4 fois) d’être infectés. Les quartiers avec une extrémité du trayon éversé avaient également une probabilité plus grande (de l’ordre de 3 fois) d’être infectés par S. chromogenes. Les trayons déjà colonisés par S. chromogenes avant parturition avaient une probabilité plus grande d’être infectés en péri-partum (de l’ordre de 3 fois plus). Enfin les quartiers notés sales étaient plus à risque d’infection par un SCN à réservoir environnemental que les quartiers propres (risque augmenté de près de 7 fois).
  • Les CCS étaient de 218 000 cellules/mL, 173 000 et 442 000 pour les quartiers respectivement non infectés, infectés par des espèces « mineures » et les quartiers infectés par les 3 espèces « majeures » (S. chromogenes, S. simulans et S. xylosus).

 

Distribution des espèces de SCN isolées

En conclusion, il ressort, dans les conditions de cette étude, que S. chromogenes (réservoir mammaire plutôt) et dans une moindre mesure S. sciuri et S. cohnii (réservoir environnemental) sont les espèces de SCN prédominantes en péri-partum. La colonisation précoce du trayon par S. chromogenes ressort comme le facteur de risque principal. La plupart des espèces majeures de SCN détectées (S. chromogenes, S. xylosus et S. simulans) étaient à l’origine d’une augmentation significative des CCS dans les quartiers infectés. L’identification des espèces de SCN peut ainsi se révéler utile pour identifier la nature des recommandations les plus appropriées au modèle de transmission.

FR/ORUM/0517/0051

PARTAGER CE CONTENU :
Back To Top