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AU CŒUR DU LAIT

Au-delà des solutions apportées par ses médicaments, MSD Santé Animale accompagne la filière lait dans les domaines techniques, de la médecine collective et du développement de nouveaux services. Ce partenariat se concrétise Au Cœur Du Lait par la mise à disposition et le partage d’une revue régulière des actualités économiques et techniques.

La Rumination Et Le Comportement Alimentaire Diffèrent Entre Vaches Malades Et Saines Autour Du Vêlage

La rumination et le comportement alimentaire diffèrent entre vaches malades et saines autour du vêlage

Résumé Article “Rumination and feeding behaviors differ between healthy and sick dairy cows during the transition period.” Schirmann K., Weary D.M., Heuwieser W., Chapinal N., Ceri R.L.A., von Keyserlingk M.A.G. Journal of Dairy Science, 2016, (99):1-8.

L’objectif de cette étude menée au Canada était de décrire et de comparer les durées de rumination et le comportement alimentaire des vaches laitières, en système logettes – circulation libre, dans les semaines précédant leur vêlage, selon leur état de santé.

Dans ce but, les auteurs ont mené leur étude dans la ferme expérimentale de leur université (British Columbia). 80 vaches ont été enrôlées dans l’étude, environ 14 jours avant vêlage (18 +/- 7). Pour la mesure de la rumination, les vaches étaient équipées d’un collier (HR-Tag, SCR, Israel). Pour la mesure du comportement alimentaire, les auteurs ont utilisé un système déjà validé (Insectec : système de pesée individuelle sur 6 auges). L’état sanitaire des animaux était évalué sur une période allant de 10 jours avant vêlage jusque 3 semaines post-partum.

Au final, les vaches étaient placées dans des groupes correspondant aux événements sanitaires détectés. Dans un premier temps, les auteurs ont décrit les durées de rumination et les ingestions, puis comparé ces valeurs selon le groupe (sanitaire) auquel les animaux appartenaient sur 4 périodes : -7 à -2 jours avant vêlage, 3-8 jours post-partum, 9-14 jours post-partum et 15-20 jours post-partum.

Il en ressort les résultats principaux suivants :

  • Avant vêlage, les vaches saines passaient 14% de temps en plus à ruminer que les vaches atteintes de cétose sub-clinique. Après vêlage, plus aucune différence n’a pu être observée.
  • Avant vêlage, l’ingestion était de 12 à 15% supérieure pour les vaches saines en comparaison à celles atteintes respectivement de cétose sub-clinique ou conjointement de métrite et cétose sub-clinique. Après vêlage, cette différence se maintenant en faveur des vaches saines, mais tendait à diminuer (de 15% à J3-J8 à 8% à J9-J14).
  • De façon logique, le temps passé à s’alimenter était également différent (cf tableau) ; Pour compenser, les animaux malades avaient tendance à ingérer plus vite (en g/min) notamment les animaux atteints d’autres troubles que métrite et cétose.
  • Durant la période avant vêlage et juste après vêlage, les vaches saines avaient en moyenne 30% de chance en plus de remplacer de façon réussie des vaches à l’auge (en comparaison aux vaches atteintes d’autres troubles). Les vaches atteintes de métrite étaient plus fréquemment remplacées à l’auge. Les comportements alimentaires sont ainsi assez profondément modifiés par l’état sanitaire, comme attendu.
Valeurs moyennes de temps passés à s’alimenter et de taux d’ingestion pour les 5 catégories d’animaux classés sur un plan sanitaire, pour chacune des 4 périodes de suivi (J0 : vêlage).

Valeurs moyennes de temps passés à s’alimenter et de taux d’ingestion pour les 5 catégories d’animaux classés sur un plan sanitaire, pour chacune des 4 périodes de suivi (J0 : vêlage).

En conclusion, il ressort dans les conditions de cette étude, que l’enregistrement en continu de la rumination et de l’ingestion semble prometteur pour la détection des troubles de santé (cliniques ou sub-cliniques) autour du vêlage, et notamment le suivi avant vêlage. La combinaison des données donne comme attendu de meilleurs résultats. Toutefois, la rumination est plus facile à enregistrer avec des systèmes embarqués que l’ingestion. De tels outils de monitoring ouvrent des perspectives intéressantes pour mieux décrire, comprendre et anticiper les modifications comportementales des animaux en lien avec la santé.

GP / FR/ORUM/0817/0082

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