Consommation française : déprimée

La consommation de produits laitiers termine mieux l’année 2017 qu’elle n’avait commencé. Mais en cumul annuel, les ménages ont acheté moins de produits laitiers qu’en 2016. Ils ont néanmoins dépensé autant, compte tenu de la hausse des prix de vente (+3% /2016), d’après les données IRI (ventes en GMS, Hard-discount et drive).

Les ventes de laits conditionnés ont été les plus affectées et tous les segments sont concernés. Les ventes d’ultra-frais sont également impactées : -2,7% /2016 en volume alors que les prix au détail ont peu augmenté (+0,8% /2016).

Les ventes de beurres et beurres allégés n’ont que peu reculé (-1,4% /2016 en volume) malgré la forte hausse des prix au détail (+9% /2016). Les ventes de crème se sont à peine maintenues en volume.

Seuls les fromages vendus en libre-service échappent à la morosité. Leurs ventes ont encore progressé de 0,4% en volume et de 1,8% en valeur. Les pâtes pressées non cuites sont les plus dynamiques (+5,6%), loin devant les chèvres (+1,3%) et les pâtes pressées cuites (+0,7%). A l’inverse, le déclin des ventes de pâtes molles s’accentue (-3,7%) tandis que l’érosion des pâtes persillées s’atténue (-0,8%).

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