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AU CŒUR DU LAIT

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Détection De Gènes Codant Pour Des Entérotoxines, Des Toxines Du Syndrome De Choc Toxique Et La Production De Biofilm Chez Des Staphylocoques Coagulase Négative Isolés Du Lait De Tank

Détection de gènes codant pour des entérotoxines, des toxines du syndrome de choc toxique et la production de biofilm chez des staphylocoques coagulase négative isolés du lait de tank

Résumé Article “Detection of genes encoding for enterotoxins, TSST-1, and biofilm production in coagulase-negative staphylococci from bovine bulk tank milk.”
Bertelloni F., Fratini F., Ebani V.V., Galiero A., Turchi B., Cerri D.
Dairy Science and Technology, 2015, (95): 341-352.

L’objectif de cette étude menée Italie était d’étudier si des souches de staphylocoques coagulase négative (SCN) étaient porteuses de gènes codant pour des facteurs de virulence tels que des entérotoxines, la toxine du syndrome de choc toxique (TSST) et la production de biofilm. Ces auteurs ont étudié ce point car il a été démontré récemment qu’un transfert de gènes de virulence pouvait s’opérer entre les SCN et des souches de S. aureus.

Dans ce but, les auteurs ont étudié 74 isolats de SCN isolés de lait de tank d’une région d’Italie. Les gènes concernés ont été recherchés par PCR.
Il en ressort les résultats principaux suivants :

  • Les SCN isolés étaient : S. xylosus (28%), S. chromogenes (20%), S. sciuri (12%), S. hominis (9%), S. haemolyticus (7%), S. capitis (5%), S. cohnii (4%), S. saprophyticus (4%) et S. simulans (4%). Les autres SCN n’ont été retrouvés qu’une seule fois.
  • 40 isolats (54,1%) présentaient au moins un gène codant pour les entérotoxines, 15 isolats (20,3%) portant au moins 2 gènes.
  • Le gène codant pour la toxine du syndrome de choc toxique a été trouvé dans 3 isolats sur 74.
  • Les gènes codant pour la production de biofilm ont été trouvés dans 15 cas sur 74 (20,3%).
  • Les résultats ne semblent pas démontrer de lien souche-gène de virulence même si toutes les souches de S. hominis analysées étaient porteuses de gènes codant pour les entérotoxines.

En conclusion

Il ressort dans les conditions de cette étude que les SCN peuvent porter des gènes codant pour différents facteurs de virulence (toxines entériques, ou de choc toxique) et de persistance (production de biofilm). Selon les auteurs, la présence de SCN devrait être prise en compte dans les cas d’investigation de toxi-infection alimentaires où la toxine de S. aureus est suspectée (transfert de gènes des SCN à S. aureus).

GP/FR/ORUM/1116/0105

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