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AU CŒUR DU LAIT

Au-delà des solutions apportées par ses médicaments, MSD Santé Animale accompagne la filière lait dans les domaines techniques, de la médecine collective et du développement de nouveaux services. Ce partenariat se concrétise avec Au Cœur Du Lait par la mise à disposition et le partage d’une revue régulière des actualités économiques et techniques.

Marchés Des Produits Laitiers : Redressement Des Cours Des Ingrédients Laitiers

Marchés des produits laitiers : redressement des cours des ingrédients laitiers

Après avoir décroché jusqu’à la mi-avril, les cours des ingrédients laitiers en France se sont partiellement redressés avant de se stabiliser.

Après avoir dévissé entre le début du confinement et la mi-avril pour afficher 1 870 €/t, la cotation ATLA de la poudre maigre a connu un redressement spectaculaire à partir du mois de mai. Depuis juin, le cours s’est globalement stabilisé, évoluant entre 2 100 et 2 200 €/t, un niveau comparable à celui de 2019, mais inférieur de 20% à celui d’avant le confinement. Aux Etats-Unis, après avoir atteint des sommets en avril, les stocks de poudre maigre ont reflué pour revenir en juin à leur niveau de l’année dernière (-1% /2019). Ce repli s’explique notamment par de fortes exportations, tirées par une compétitivité liée à des prix intérieurs en baisse et à la dépréciation du dollar face à l’euro.

Le marché du beurre a retrouvé l’équilibre qui prévalait avant la période de confinement. Après avoir chuté en mars et avril, la cotation ATLA du beurre cube sur le marché spot (qui mesure les nouveaux contrats) a retrouvé mi-juin son niveau de mi-février, avant le confinement. Elle est depuis demeurée stable à 3 400 €/t, un niveau légèrement inférieur à celui de 2019 (-4%).

Le marché des fromages européens est demeuré relativement robuste. Le cours de l’emmental allemand, fromage destiné au marché européen, a gagné 3% entre mai et juillet, égalant son niveau du début d’année. En revanche, si le cours du gouda en Allemagne, plus sensible à la conjoncture internationale, a également progressé de 3%, il n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant le confinement. Aux Etats-Unis, après avoir établi un nouveau record en juillet, à plus de 5 700 €/t, le cours du cheddar a commencé à s’effondrer en août pour retrouver son niveau de mai 2020. De tels niveaux de prix n’étaient plus tenables à l’export comme sur le marché intérieur.

L’évolution des prix dans les prochains mois dépendra aussi bien de la croissance de la production dans les principaux bassins exportateurs que des conséquences sanitaires et économiques de l’épidémie de Covid-19 qui progresse encore dans plusieurs régions du monde.

Marchés mondiaux des produits laitiers – Année 2019 et Perspectives 2020 : des marchés mondiaux des produits laitiers robustes avant la pandémie et ses turbulences

Au 1er semestre 2020, la Covid-19 a fortement bousculé les filières laitières et les marchés internationaux des produits laitiers. Le confinement de près de la moitié de la population mondiale a provoqué un gigantesque chamboulement des chaînes d’approvisionnement des produits alimentaires et des cours des commodités laitières. Après avoir chuté, ceux-ci se sont ensuite rapidement redressés. Car si les stocks de fromages ont fortement gonflé, surtout aux États-Unis, ceux de beurre et de poudre maigre sont demeurés limités dans l’Union européenne.

Ce rétablissement rapide des cours résulte du bon équilibre général des marchés mondiaux qui prévalait avant la pandémie. En 2019, ils ont bénéficié d’une demande internationale globalement supérieure aux disponibilités. La production laitière avait alors progressé modérément, essentiellement en Asie. En revanche, les principaux bassins excédentaires n’avaient enregistré qu’une croissance modeste de leur production, notamment en Océanie soumise à de nouveaux évènements climatiques majeurs. Aux États-Unis, la production a été relancée grâce à la remontée du prix du lait.

Les échanges internationaux de produits laitiers ont cependant progressé en 2019 grâce à la remise sur le marché d’importants de stocks de poudre maigre accumulée dans l’UE-28 lors de la crise de 2016, et de poudres grasses en Nouvelle-Zélande.

L’Asie de l’Est et du Sud-Est est demeurée la destination prioritaire des flux supplémentaires de produits laitiers échangés sur le marché mondial. La Chine est toujours le débouché le plus dynamique avec une croissance forte des importations portées à 12,4 milliards d’euros en incluant Hong Kong, soit plus du quart des échanges internationaux (hors commerce intra-communautaire).

Pour en savoir plus : consultez le site de l’IDELE.

GP-R-FR-NON-200900002

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