2017 : reprise lente et modérée de la collecte européenne

Après avoir marqué le pas en 2016, le cheptel laitier européen pourrait diminuer de 1 à 1,5% en 2017, malgré une conjoncture laitière redevenue plus favorable. En situation financière dégradée, de nombreux éleveurs pourraient devoir arrêter si le prix du lait plafonnait à son niveau de début 2017.

Par ailleurs, la reprise des investissements sera lente et progressive dans la plupart des pays, auquel cas les agrandissements ne compenseraient pas les cessations d’ateliers. De plus, le cheptel devrait chuter fortement aux Pays-Bas, où les éleveurs doivent réduire leur troupeau (au moins -160 000 têtes) pour respecter les niveaux de déjections en phosphore, sans quoi le pays risque de perdre sa dérogation à la directive nitrates.

La production laitière se redressera lentement en 2017. En légère baisse/2016 au 1er semestre, elle devrait progresser, de 2 à 2,5% au 2nd, égalant son niveau historique de 2015. Le prix du lait moyen européen sera alors au mieux stabilisé à 330 €/t, soit le même niveau que début 2017.

En somme, la collecte annuelle de l’UE ne progresserait que de 0,5% /2016 : +3 à +4%, dans les îles anglo-saxonnes, entre +1 et +2%, en Italie et en Pologne, <+1% en Allemagne, France, Danemark et Espagne et -4 à -5% aux Pays-Bas dont la collecte refluera de plus en plus fort au fil des mois.

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