Cheptel : baisse de près de 1% en 2018

Le cheptel laitier a connu au 2nd semestre 2018 une hausse saisonnière peu prononcée, malgré une forte hausse des entrées de génisses en lactation. Les éleveurs ont abondamment réformé depuis août pour ajuster dans de nombreuses régions leur troupeau à des disponibilités fourragères réduites.

À 3,714 millions de vaches au 1er janvier 2019, le cheptel laitier est stabilisé depuis novembre, après avoir traversé une période de réformes abondantes de vaches laitières de juillet à octobre qui a limité la hausse saisonnière des effectifs, malgré de fortes entrées de génisses. Ainsi, le cheptel laitier est toujours 0,9% sous l’effectif enregistré un an auparavant.

Cette moyenne nationale recouvre des évolutions variables selon les bassins laitiers, fonction de l’ambiance laitière et des conséquences de la canicule de l’été 2018. Seuls deux bassins affichent une hausse, modeste de leur cheptel, Nord Picardie (+0,4%/2018) et Normandie (+0,2%). Si le cheptel de vaches laitières est quasi stable dans le Grand Ouest (-0,2% /2017), il a sensiblement baissé dans les autres régions. Le Grand Est a perdu 0,8% de ses vaches et le Centre 1,5%. Le recul dépasse même les 2% en Charentes-Poitou et approche les 3% en Auvergne-Limousin. La déprise laitière semble s’intensifier dans le Sud Ouest où la baisse a franchi le seuil des 5%.

GP-FR-NON-190200051